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Pension alimentaire impayée depuis l'étranger : quels recours concrets pour un parent en Belgique ?

31/07/2026
Pension alimentaire impayée depuis l'étranger : quels recours concrets pour un parent en Belgique ?
Débiteur alimentaire à l'étranger ? SECAL, règlement européen et recours pénaux : les solutions pour récupérer les impayés

Chaque année, le SECAL traite plus de 30 000 dossiers actifs de pensions alimentaires impayées en Belgique, et une part croissante de ces situations implique un débiteur résidant à l'étranger. Lorsque votre ex-conjoint quitte le territoire belge sans honorer ses obligations, la situation peut sembler être une impasse totale. Pourtant, des mécanismes publics gratuits, des avances financières et des voies d'exécution concrètes permettent d'agir, y compris au-delà des frontières. Le cabinet de Maître Una Mikic, avocate à Ixelles, accompagne régulièrement des parents confrontés à ce type de blocage en matière de droit de la famille. Cet article vous guide pas à pas, du cadre juridique applicable jusqu'aux recours pénaux, en passant par l'intervention du SECAL et l'évaluation réaliste des coûts de chaque démarche.

Ce qu'il faut retenir
  • L'intervention du SECAL est gratuite pour le créancier : seule une cession de 5 % est prélevée sur les montants effectivement récupérés, jamais à l'avance. Les avances sont plafonnées à 175 €/mois/enfant, sous condition de ressources (revenus nets du ménage ≤ 2 200 € en 2026).
  • Dans l'UE (hors Danemark), un jugement belge fixant une pension alimentaire est automatiquement exécutoire sans procédure d'exequatur, grâce au Règlement CE 4/2009 — l'assistance judiciaire est gratuite pour les enfants de moins de 21 ans.
  • Hors UE, deux cadres de coopération gratuits existent selon le pays du débiteur : la Convention de La Haye de 2007 (États-Unis, Norvège, Ukraine, Albanie, notamment) et la Convention de New York de 1956 (64 États signataires).
  • Le coût d'un recouvrement par huissier en Belgique (hors SECAL) débute à 175 € (50 € de frais d'ouverture + 125 € pour une créance jusqu'à 2 000 €) — ces frais sont avancés par le créancier mais récupérables sur le débiteur solvable.

Pension alimentaire impayée depuis l'étranger : tout commence par le titre exécutoire

Avant d'envisager le moindre recours, une vérification s'impose. Aucune procédure de recouvrement n'est possible sans titre exécutoire valide, que ce soit via le SECAL, l'Autorité centrale belge ou une procédure d'exequatur à l'étranger. Ce titre peut prendre la forme d'un jugement rendu par le tribunal de la famille et signifié par huissier de justice, ou d'un acte notarié homologué dans le cadre d'un divorce par consentement mutuel. Le document central à obtenir est l'expédition du jugement (document original certifié conforme), disponible uniquement auprès du greffe du tribunal ayant rendu la décision ou via un avocat — une simple copie ne suffit pas et bloque automatiquement toute procédure de recouvrement.

En revanche, un accord verbal, une convention sous seing privé ou un jugement ne mentionnant aucun montant précis ne constituent pas un titre exécutoire. Si vous ne disposez pas encore de ce document, c'est la toute première démarche à entreprendre, en contactant un avocat spécialisé en pension alimentaire ou le Bureau d'Aide Juridique de votre arrondissement.

Débiteur dans l'UE : une exécution automatique et gratuite grâce au Règlement européen

Un jugement belge directement exécutoire dans 26 États membres

Si votre ex-conjoint réside dans un État membre de l'Union européenne, le Règlement (CE) n° 4/2009, en vigueur depuis le 18 juin 2011, constitue votre principal levier. Son principe est remarquablement protecteur : un jugement belge fixant une pension alimentaire est automatiquement exécutoire dans tout État membre lié par le Protocole de La Haye de 2007, sans qu'il soit nécessaire de passer par une procédure d'exequatur préalable. Concrètement, votre jugement belge peut être directement mis en œuvre dans le pays où réside le débiteur, par les voies d'exécution locales. Exception notable : le Danemark n'est pas lié par le Protocole de La Haye de 2007, ce qui implique qu'une procédure de déclaration de force exécutoire préalable est nécessaire avant toute exécution d'une décision belge dans ce pays — cette formalité doit intervenir au plus tard 30 jours après l'achèvement des démarches administratives préalables.

L'Autorité centrale belge : un intermédiaire gratuit

L'Autorité centrale belge, rattachée au SPF Justice (email : aliments@just.fgov.be ; téléphone : +32 (0)2 542 65 11 ; adresse postale : Boulevard de Waterloo 115, 1000 Bruxelles), joue un rôle essentiel dans ce dispositif. Elle transmet votre demande à l'Autorité centrale du pays du débiteur, aide à le localiser, à identifier ses revenus, et facilite l'ensemble de la procédure. Le portail e-Justice européen (e-justice.europa.eu) permet également d'identifier les autorités centrales de tous les États membres de l'UE. L'assistance judiciaire est automatiquement gratuite pour toute demande concernant une pension alimentaire destinée à un enfant de moins de 21 ans. Aucun frais n'est mis à votre charge pour les services fournis par les Autorités centrales.

Point important : l'article 3 du Règlement vous permet de saisir le tribunal belge même si le débiteur réside dans un autre État membre. Vous n'êtes donc pas contraint d'engager une action dans le pays étranger.

Exemple concret : Nadia Belkacem, domiciliée à Ixelles, est séparée de Matteo Ferretti, parti vivre à Milan sans payer la pension alimentaire de 350 € par mois fixée par le tribunal de la famille de Bruxelles. Grâce au Règlement CE 4/2009, Nadia a transmis son jugement belge à l'Autorité centrale italienne via le SPF Justice, sans aucun frais. Le jugement, automatiquement exécutoire en Italie, a permis une saisie sur le salaire de Matteo dans les quatre mois suivant la demande — sans qu'elle ait eu besoin de mandater un avocat italien ni de payer une procédure d'exequatur.

Débiteur hors UE : la Convention de La Haye de 2007, un cadre modernisé

Le Règlement CE 4/2009 renvoie explicitement à la Convention de La Haye du 23 novembre 2007 pour les pays tiers qui ne sont pas membres de l'Union européenne mais qui l'ont ratifiée. Parmi ces États figurent notamment les États-Unis, la Norvège, l'Ukraine et l'Albanie. Cette convention modernise et complète la Convention de New York de 1956 pour les pays concernés, en instaurant un système de coopération plus efficace et accessible. L'assistance judiciaire y est automatiquement gratuite pour les créances alimentaires destinées aux enfants de moins de 21 ans, sur le même modèle que le Règlement européen.

En pratique, la procédure passe par les mêmes Autorités centrales et le créancier n'a aucun coût à supporter. Toutefois, cette convention ne concerne qu'un nombre limité de pays tiers : pour les États qui ne l'ont pas ratifiée, c'est la Convention de New York de 1956 ou, à défaut, une procédure d'exequatur local qui s'applique.

À noter : Si votre ex-conjoint réside aux États-Unis, la Convention de La Haye de 2007 est le cadre applicable — et non la Convention de New York. L'Autorité centrale américaine (Office of Child Support Enforcement) peut être contactée via l'Autorité centrale belge du SPF Justice, sans frais pour le créancier. C'est une avancée significative pour les parents dont le débiteur a traversé l'Atlantique.

Pension alimentaire impayée par un débiteur hors UE : la Convention de New York de 1956

Lorsque le débiteur réside hors de l'Union européenne mais dans l'un des 64 États signataires de la Convention de New York du 20 juin 1956 (et que la Convention de La Haye de 2007 n'est pas applicable), un mécanisme de coopération internationale reste disponible. Parmi ces pays figurent notamment l'Algérie, l'Argentine, le Brésil, la Colombie, la Bosnie-Herzégovine ou encore l'Australie.

Cette convention organise une collaboration entre une autorité expéditrice (côté créancier) et une institution intermédiaire (côté débiteur). En Belgique, c'est le même interlocuteur qui intervient : le SPF Justice – Service de coopération internationale civile, Boulevard de Waterloo 115, 1000 Bruxelles. La procédure est entièrement gratuite pour le créancier. Toutefois, les délais peuvent s'avérer longs et aléatoires selon le pays concerné. Pour identifier rapidement la convention applicable au pays de résidence du débiteur, le SPF Justice met à disposition un guide interactif sur justice.belgium.be. Par ailleurs, la Conférence de La Haye de droit international privé (HCCH, hcch.net) publie et met à jour la liste officielle des autorités expéditrices et institutions intermédiaires désignées par chacun des 64 États parties : c'est l'outil de référence à consulter pour identifier l'interlocuteur opérationnel dans le pays du débiteur avant d'introduire une demande.

Le SECAL : un allié qui agit même quand le débiteur a disparu à l'étranger

Le Service des Créances Alimentaires (SECAL), rattaché au SPF Finances, est l'organisme de référence en Belgique pour récupérer les pensions impayées. Son intervention est entièrement gratuite pour le créancier : ce sont les frais de fonctionnement, estimés entre 10 et 13 % des montants récupérés, qui sont supportés exclusivement par le débiteur. En contrepartie, le créancier cède au SECAL un montant équivalent à 5 % des sommes effectivement récupérées par le service — cette cession ne s'applique pas aux avances perçues et est prélevée directement sur les montants recouvrés, jamais à l'avance. Le coût réel pour le créancier reste donc marginal.

Pour bénéficier de l'intervention du SECAL, plusieurs conditions cumulatives doivent être réunies :

  • Le créancier et ses enfants doivent être domiciliés en Belgique — le débiteur n'a pas à résider en Belgique.
  • Un titre exécutoire valide doit être en votre possession.
  • Au moins deux mensualités, totalement ou partiellement impayées, doivent être constatées dans les douze derniers mois.
  • L'adresse du débiteur n'est pas nécessaire : le SECAL peut intervenir même si le débiteur a disparu à l'étranger sans laisser de coordonnées.

Première étape du SECAL : la mise en demeure avant toute saisie

Dès sa saisine, le premier acte du SECAL consiste à envoyer une lettre recommandée au débiteur pour exiger le paiement avec pénalités, avant de recourir à des mesures coercitives (saisie sur salaire, saisie sur compte bancaire). Cette démarche initiale peut suffire à débloquer la situation avec un débiteur de mauvaise foi qui ne souhaite pas s'exposer à une procédure officielle. Toutefois, lorsque le débiteur réside dans un pays étranger sans actif en Belgique et sans convention applicable, cette lettre ne constitue qu'une première étape formelle avant des voies d'exécution plus longues.

Les avances SECAL : un souffle financier pendant la procédure

L'un des atouts majeurs du SECAL est sa capacité à verser des avances sur pensions alimentaires destinées aux enfants, plafonnées à 175 € par mois et par enfant. Ces avances sont versées le troisième lundi de chaque mois et couvrent les pensions courantes et futures, mais pas les arriérés. Elles sont accordées pour des périodes renouvelables de six ou douze mois. Condition essentielle : les avances sont soumises à un plafond de ressources — les revenus mensuels nets du ménage du créancier ne doivent pas dépasser 2 200 € (montant indexé en 2026). Si ce seuil est dépassé, aucune avance ne peut être versée, mais le recours au recouvrement des arriérés reste intégralement accessible sans condition de revenus.

Pour les enfants majeurs de 18 à 25 ans, un renouvellement tous les six mois est requis, accompagné d'une preuve de droit aux allocations familiales ainsi que d'une attestation de fréquentation scolaire ou d'inscription en stage d'insertion professionnelle (ACTIRIS, FOREM, VDAB ou ADG) en cours de validité. Au-delà de 25 ans, aucune avance n'est possible. En revanche, le recouvrement des arriérés reste accessible sans condition de revenus, tant pour les enfants que pour l'ex-conjoint, dans la limite de la prescription quinquennale.

Conseil : Le plafond de 2 200 € de revenus nets mensuels fait l'objet d'indexations régulières. Certaines sources officielles récentes du SPF Finances ne mentionnent plus ce seuil explicitement. Avant toute demande d'avance, il est vivement recommandé de vérifier le montant en vigueur directement auprès du SECAL via le numéro gratuit 0800 12302. Si vos revenus dépassent le seuil, orientez immédiatement votre demande vers le recouvrement des arriérés, qui, lui, n'est soumis à aucune condition de ressources.

Bien saisir le SECAL : précautions et documents indispensables

La prescription quinquennale constitue un piège redoutable : les arriérés de plus de cinq ans sont définitivement perdus. Plus vous attendez, plus vous perdez. Agir dès le deuxième mois de non-paiement dans les douze derniers mois permet d'activer l'intervention au plus vite.

Votre dossier doit impérativement contenir l'expédition du jugement (document original certifié conforme, à obtenir auprès du greffe du tribunal ayant rendu la décision ou via votre avocat — sans ce document, le dossier est automatiquement incomplet), la preuve de signification par huissier, le formulaire de demande SECAL (disponible sur fin.belgium.be) et une attestation de composition de ménage récente. Un dossier incomplet retarde le traitement. Le SECAL dispose d'un mois après réception du dossier complet pour vous informer de sa décision. En cas de question, un numéro vert gratuit est à votre disposition : 0800 12302.

Attention : une fois le SECAL saisi, vous devez cesser toute démarche personnelle parallèle — huissier privé, délégation de sommes ou action individuelle. Continuer d'agir en parallèle vous exposerait à devoir rembourser l'intégralité des avances perçues.

Pension alimentaire impayée hors cadre conventionnel : les recours alternatifs à évaluer

Vérifier d'abord si le débiteur possède des actifs en Belgique

Avant d'engager une procédure coûteuse à l'étranger, une vérification s'impose : le débiteur possède-t-il encore un compte bancaire, un bien immobilier ou des créances en Belgique ? Si oui, une saisie directe en Belgique est possible avec votre titre exécutoire, sans aucune procédure étrangère. En matière alimentaire, la saisie sur rémunération bénéficie d'une priorité absolue et peut s'exercer sans limitation au quotient insaisissable habituel (article 1409, § 2 du Code judiciaire). Cette vérification préalable peut vous éviter des démarches longues et onéreuses.

Combien coûte un recouvrement par huissier en Belgique ?

Si vous optez pour un recouvrement par huissier de justice en Belgique (en dehors de l'intervention gratuite du SECAL), le barème applicable depuis octobre 2024 prévoit les tarifs suivants pour les actes de recouvrement :

  • Classe A — créance jusqu'à 2 000 € : 125 €
  • Classe B — créance entre 2 001 € et 5 000 € : 175 €
  • Classe C — créance au-delà de 5 000 € : 250 €

Ces tarifs s'entendent hors frais d'ouverture de dossier systématiques de 50 € et hors doublement des frais en cas d'actes urgents. Le créancier avance ces frais, mais l'huissier les récupère sur le débiteur solvable. Toutefois, si le débiteur est insaisissable à l'étranger et ne dispose d'aucun actif en Belgique, ces frais avancés risquent de rester à la charge du créancier sans garantie de récupération — ce qui confirme l'intérêt de privilégier systématiquement l'intervention gratuite du SECAL lorsqu'elle est possible.

À noter : Pour une créance alimentaire de 3 600 € d'arriérés, le prix d'un recouvrement par huissier s'élèvera au minimum à 225 € (50 € de frais d'ouverture + 175 € au titre de la classe B). À titre de comparaison, le même recouvrement via le SECAL ne vous coûtera que 5 % des sommes effectivement récupérées, soit 180 € si la totalité est recouvrée — sans aucune avance de frais. L'écart de coût est d'autant plus significatif lorsque la solvabilité du débiteur est incertaine.

L'exequatur local : une voie à évaluer avec lucidité au regard du coût

Si le débiteur réside dans un pays hors UE et hors convention, vous pouvez tenter de faire reconnaître votre jugement belge par les juridictions de ce pays, via une procédure d'exequatur local. Cela implique de mandater un avocat sur place. Les conditions varient selon le droit national : compétence du juge belge, respect de l'ordre public, droits de la défense.

Avant d'engager des frais, posez-vous trois questions décisives : le débiteur est-il localisé avec une adresse exploitable ? Dispose-t-il d'actifs saisissables dans ce pays ? Le coût de la procédure est-il justifié au regard du montant de la créance ? Aucun barème standardisé n'existe hors UE — l'évaluation coût/enjeu est indispensable. Par exemple, pour un débiteur résidant au Royaume-Uni depuis le Brexit, le traité bilatéral Belgique-Royaume-Uni de 1934 est redevenu applicable depuis le 1er janvier 2021.

La voie pénale : une pression efficace contre le débiteur de mauvaise foi

Le droit pénal belge offre des leviers puissants, applicables indépendamment du lieu de résidence du débiteur. L'article 391bis du Code pénal punit d'un emprisonnement de huit jours à six mois et d'une amende le débiteur qui demeure volontairement plus de deux mois consécutifs sans payer sa pension alimentaire. La plainte se dépose devant le tribunal correctionnel du lieu de résidence du créancier belge — c'est donc votre lieu de résidence qui détermine la compétence, pas celui du débiteur.

L'article 490bis sanctionne par ailleurs l'organisation volontaire d'insolvabilité : cessions d'actifs suspectes, transferts d'argent destinés à se soustraire aux obligations alimentaires. Documenter minutieusement ces manœuvres — relevés bancaires, actes de cession, transferts financiers suspects — permet de cumuler la plainte au titre de l'article 391bis avec une plainte distincte fondée sur l'article 490bis, renforçant ainsi considérablement le dossier pénal. L'effet dissuasif est particulièrement concret : une condamnation pour abandon de famille inscrite au casier judiciaire constitue un obstacle direct à tout retour en Belgique ou à toute demande de visa Schengen.

Conseil : Si vous suspectez votre ex-conjoint d'organiser volontairement son insolvabilité depuis l'étranger, commencez dès maintenant à rassembler tout élément de preuve : captures d'écran de publications sur les réseaux sociaux témoignant d'un train de vie, relevés de comptes joints antérieurs montrant des virements inhabituels, actes notariés de cession de biens. Ces pièces constitueront la base d'une plainte crédible et étayée, tant sur le fondement de l'article 391bis que de l'article 490bis du Code pénal.

Face à une pension alimentaire impayée depuis l'étranger, les solutions existent — mais elles requièrent une stratégie adaptée à chaque situation. Le cabinet de Maître Una Mikic, avocate à Ixelles, vous accompagne dans l'analyse de votre dossier, l'identification du cadre juridique applicable et le choix de la combinaison de recours la plus efficace. Grâce à une approche fondée sur l'écoute et le conseil personnalisé, le cabinet vous aide à défendre vos droits, que la situation appelle une démarche amiable ou contentieuse. N'hésitez pas à prendre contact pour un premier échange confidentiel.